FOCUS SUR…. Conchita Wurst
Depuis la victoire à l’Eurovision de Conchita Wurst, j’ai eu l’occasion d’être interviewé par plusieurs médias. J’ai ainsi pu proposer plusieurs textes portant sur la question du genre, des transidentités et de l’homophobie à travers sa figure et ses performance. Extraits :
« Que va changer la victoire de Conchita Wurst » (20minutes) : ici
« Ce qui trouble les commentateurs, c’est de ne pas pouvoir mettre de mot sur un corps » (Médiapart) : ici
« Quand les médias s’emmêlent » (Nouvel Observateur) : ici
« De quoi Conchita Wurst est-elle le nom ? » avec Brigitte Esteve-Bellebeau, revue « Etoiles d’encre », n°59-60, pp :35-49, 2014 : ici
« Figure médiatique d’une homosexualité folle » (28 minutes, ARTE), : ici
Arnaud Alessandrin : bâtisseur de la diversité
La remise du rapport sur la transphobie est l’occasion pour moi d’être interviewé par le Think Tank « République et diversité ». Disponible ici
Extrait :
Du point de vue de la loi, où en sommes-nous pour la reconnaissance de l’identité des personnes trans?
Justement, la France est restée embourbée dans une gestion psychiatrique de cette affaire. Il en découle des conditions drastiques (psychiatrisation, médicalisation….), pour être remboursé des opérations comme pour l’obtention rapide d’un changement d’état civil. Cela dit, la loi dit à peu prés tout et son inverse à ce sujet. D’une part car nous nous situons en régime jurisprudentiel, donnant à voir des juridictions contradictoires (certains tribunaux exigent un suivi psychiatrique et une stérilisation des personnes là où d’autres s’avèrent beaucoup plus souples, donc plus humains). D’autre part car les tentatives d’harmonisation se sont soldées par un échec et les différentes échelles du droit (droit national, droit européen) sont également contradictoires. Toutefois, la condition juridique répétée de stérilité et de suivi psychiatrique finit par fatalement éloigner les trans des droits qui sont sensés les protéger. Aujourd’hui, on peut clairement affirmer que les trans sont des sous-citoyens. C’est également dire que matériellement comme symboliquement, tout est fait pour qu’une partie de leur humanité ne leur soit pas reconnue.
MARIAGE POUR TOUS : ET APRES ?… MIROIR / MIROIRS n°3 (Juin 2013)
À même le territoire, au sein des communautés, dans les médias ou au plus profond des subjectivités des LGBTQI : quelles sont les traces laissées par le passage de cette loi, des oppositions qu’elle a soulevé ? L’agenda politique sur nos corps contemporains doit être interrogé : PMA et GPA, pour quand ? Droits des trans, comment ? Et quel venir pour nos revendications ?
TABLEAU NOIR : les transidentités et l’école (Octobre 2014)
Pour cette quatrième édition, l’O.D.T. interroge les relations des transidentités à l’école. Comment celle-ci se comporte à leur égard ainsi qu’à l’égard de la diversité de genre ? De la France au Brésil, du Luxembourg au Canada, l’observation et l’analyse sont sans appel : l’effacement de la diversité de genre permet l’effacement des transidentités. Il s’ensuit ce « tableau noir » que cette somme d’articles explore et soumet à la lecture. Lire la suite →
MIROIR / MIROIRS N°2 : GENDERFUCKING !
PRESENTATION
Depuis 2013, le genre a dépassé le discours scientifique et militant pour faire son entrée dans le champ populaire de l’actualité, utilisé par les uns pour démontrer les inégalités et les discriminations, récupéré par d’autres pour crier au « changement civilisationnel » à partir du moment où tous les petits garçons feront pipi assis.
Les performances de genre interrogent les masculinités et les féminités, les réinventent, et au-delà d’une queerisation des sujets, interpellent également sur un besoin de « genderfucking » : au-delà de la création d’identités visibles, comment expliquer dans le champ social la fluctuation de nos identités, de nos corps, de nos familles, la mouvance des conceptions, l’ouverture de la binarité vers un champ des possibles renouvelé.





